COMTE René-Jean DE BOTHEREL  Du Plessix, Procureur général syndic des états de Bretagne

(Né en 1745 à La Chapelle-du-Lou – Décédé le 6 août 1805 à Londres) – Il épousa le 23 janvier 1767 Anne-Charlotte de Saint-Genys et eut une fille et cinq fils.

Ancienne famille Bretonne, il est connu sous le nom de Comte De Botherel ou de Monsieur De Botherel, il est devenu un contre-révolutionnaire breton par sa charge de Procureur des états de Bretagne car il était chargé par ceux-ci de conserver la constitution de Bretagne, ses Droits et Libertés (par le Traité de 1499 signé par Louis XII et publié le 19 janvier 1499, 13 clauses. Traité, restaurant la Souveraineté du Duché de Bretagne, exigé par Anne de Bretagne lors de son union avec louis XII le 7 janvier 1499 )

[« Les Nations ont des droits, ce ne sont pas des privilèges qui sont associés, eux, aux hommes ou aux corps constitués (députés) » La Houssaye, Président, lors de son intervention à l’Assemblée constituante pour s’opposer à l’annexion de la Nation Bretonne]

[« il n’y a plus de tribunal légal en Bretagne » De Botherel, Procureur, dans sa « Protestation » à l’Europe, de Nantes publiée à Southampton, le 13 février 1790, qu’il charge de faire appliquer.]

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Nommé en 1786 procureur général syndic des États de Bretagne.

Serment prêté aux états généraux de Bretagne, par M. De Botherel .(7 novembre 1786)

« En exécution de la délibération du jour d’hier, par laquelle les états nommèrent M. de Botherel du Plessix, pour remplir la charge de Procureur général Syndic, vacante par la démission de M. De la Bourdonnaye de Boishulin, mondit sieur De Botherel ayant signé ledit jour d’hier l’acceptation des conditions et obligations arrêtées par les différents Règlements et délibérations des états pour les charges de leurs Procureurs-généraux Syndics, a prêté le serment accoutumé et requis en pareil cas entre les mains de Monseigneur l’évêque de Rennes, Président de l’ordre de l’église. »
 » Spécialement chargé par la Province de Bretagne, légalement et constitutionnellement assemblée dans ses états, de veiller à ce que la chose publique ne souffrit aucun dommage, nous avons juré : « de pourvoir à la conservation des Constitutions de la Province consignées dans ses anciens contrats, ses franchises et libertés conservées par tous ceux passés avec MM. les commissaires du Roi en chaque tenue ; à ce qu’il ne soit introduit aucune Loi nouvelle qui y soit contraire ; de nous opposer en conséquence à ce qu’il soit enregistré dans les Cours souveraines de la Province aucun Edits qui attaqueraient ses Droits ; nous avons jurés de nous opposer partout où besoin sera à tout ce qui serait contraire aux droits, franchises et libertés de la Province, aux formes usitées, aux droits, prérogatives et conservation des tribunaux chargés d’administrer la justice, à la conservation des propriétés des gens de l’ordre ecclésiastique, de la noblesse et du peuple, enfin à toute levée de deniers non consentie par les états. « 

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En 1788, il est à la tête de la défense des prérogatives du parlement de Bretagne contre les empiètements du pouvoir royal sur le Gouvernement du Duché de Bretagne (Province étrangère).

Il échoue dans son combat pour la conservation des structures administratives bretonnes en 1789. Il publie ses « PROTESTATIONS » .
À la fin de 1790, il émigre à Jersey où il assure la correspondance entre les chouans et la Grande Armée catholique et royale, d’une part, et le Comte de Provence et le Comte d’Artois, d’autre part, qui se trouvent à Londres.

En 1791, il sert d’intermédiaire entre les Princes et le Marquis De la Rouërie ; il est chargé de se procurer des armes, des cartouches, de la poudre pour la contre-révolution et il s’entend avec un Capitaine de navire pour transporter en Bretagne, à un endroit convenu de la côte, 1000 fusils envoyés à Jersey par M. De Calonne, ainsi qu’une partie des effets et munitions qu’il s’était procurés. Sur le point de partir rejoindre De la Rouërie, le navire et la cargaison sont arrêtés de l’ordre du lieutenant-gouverneur de l’île. Armes et munitions sont mises au Château Elisabet. Malgré cette déconvenue, il entretient une correspondance avec le Marquis de la Rouërie autant que les occasions le permettent.
À Jersey, il accueille les émigrés qui se présentent et conjointement avec l’évêque de Léon, Mgr de La Marche, il s’affaire pour obtenir du gouverneur anglais le secours nécessité par la détresse de beaucoup, sinon de tous.

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Il prend part au débarquement de Quiberon, le 25 juin 1795, avec son fils Henri-François, né en 1777, qui est fait prisonnier et fusillé le 25 août 1795. Le Comte De Botherel peut s’échapper et rentrer à Londres.

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Famille DE BOTHEREL à Landujan

En 1682, René Ferron, Seigneur de la Villaudon, de Léauville, etc., déclara jouir en l’église de Landujan des prééminences ; mais il vendit les seigneuries du Bois-Hermé-Tirecoq et de Landujan à François Botherel, Seigneur du Plessix-Botherel ou Plessis-Botherel. Aussi en 1774 René-Jean De Botherel, Seigneur du Plessix, était-il regardé sans conteste comme Seigneur supérieur, fondateur et prééminencier de Landujan. On voit encore dans cette église un tombeau-arcade qui passe pour être l’ancien enfeu des Seigneurs du Plessix-Botherel (nota : En 1731, Mme du Plessix-Botherel se plaignit de ce que le recteur avait fait enlever de son banc seigneurial, au chanceau de l’église de Landujan, « une bille de bois servant de queue audit banc pour le service des domestiques de la maison du Plessix »  .

— Dans le cimetière est une tombe du siècle dernier, portant les armoiries De Botherel : d’azur au chevron d’argent accompagné de trois croix pattées de même ; on n’y voit ni nom, ni date, mais seulement les mots suivants : Arrête, passant, prie pour un pauvre pécheur qui étoit hier ce que tu seras demain. Hic laborum meorum meta ).

Les seigneurs du Bois-Hermé-Tirecoq possédaient aussi dans cette église une chapelle prohibitive avec un enfeu. En 1710, Jean du Breil, Seigneur du Chalonge, y fut inhumé sous le crucifix, « proche le banc de la seigneurie du Bois­Hermé ». — D’autre part, en 1682, le Seigneur du Moulin-Tizon, M. Brunet, déclarait également avoir en l’église de Landujan une chapelle prohibitive avec son banc, son enfeu et ses armoiries. En 1749, il est fait mention des confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement, érigées dès lors à Landujan (Pouillé de Rennes).

L’église de Landujan est remaniée au XVIIIème siècle et en 1892 : son porche abrite une porte en arc brisé provenant de l’ancienne église. On y trouve les armes des Seigneurs du Bois-Hermé-Tirecoq et celles de la famille De Botherel, Seigneurs du Plessis-Botherel (en La Chapelle-du-Fou) depuis le XVIIème siècle  ; 

Landujan : vient du breton « Lann » et de Saint Tujean, abbé breton.

 Landujean est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Médréac. Le nom de cette paroisse semble dire qu’elle fut à l’origine placée sous le patronage de saint Tujean, abbé breton dont on fait la fête en Cornouaille le 1er février ; elle honore cependant comme patron, depuis fort longtemps, saint Tudin, autre solitaire breton, compagnon de saint Corentin, et dont la fête tombe le 9 mai. C’est, au reste, une paroisse fort ancienne et dans la possession de laquelle fut confirmé le Chapitre de Saint-Malo, en 1181, par le Pape Luce III.
Landujan possédait un manoir de même nom qui donna naissance à une noble famille, très-considérée au moyen-âge, et dont on retrouve fréquemment les membres à la Cour des Ducs de Bretagne. La seigneurie de Landujan appartient d’abord aux Seigneurs de Vitré (XIIème siècle), fondateurs de la paroisse qui aurait été placée à l’origine sous le patronage de saint Tujean. La paroisse de Landujan est citée au XIIème siècle et appartient alors au Chapitre de Saint-Malo.
En 1229, la seigneurie de Landujan passe à la Maison de Laval, par suite d’alliances. Plusieurs familles jouent à travers les siècles un rôle important : les Pontelain, les Bois-Hermé-Tirecoq, les Botherel, les Du Moulin-Tizon, les Guéhéneuc et les Ferron.

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plus d’infos sur la Commune de LANDUJAN

http://www.infobretagne.com/landujan.htm

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